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3e Histoire et Mémoire

EPI 2017-2018 // « PASSAGES DE TÉMOINS : DE LA TRACE DES ACTEURS A LA TRACE DES ÉLÈVES »

Par CEDRIC MARTY, publié le vendredi 11 septembre 2015 14:29 - Mis à jour le jeudi 14 septembre 2017 15:52

Une heure hebdomadaire lui sera consacrée cette année, encadrée par les enseignants d'Histoire-Géographie et d'Arts plastiques.

Cette heure est prélevée sur les heures habituellement consacrées à l’Histoire-Géographie ou aux Arts plastiques. C’est pour cela qu’au lieu des 3h30 habituelles d'Histoire-Géographie, vous n’aurez que 3h ; c’est également pour cela qu’au lieu d’une heure d’Arts plastiques chaque semaine, vous n’aurez le plaisir de retrouver Mme Kaminski qu’une semaine sur deux. On a pris ½ heure à l’HG + ½h aux arts plastiques pour créer cette heure d’EPI.
Vous comprenez bien qu’on ne pourra pas faire en 3h ce qu’on doit faire en 3h30 ; c’est pourquoi nous ferons dans le cadre de l’EPI une partie du programme d’arts plastiques et une partie du
programme d’histoire.
L’EPI n’est donc pas un enseignement supplémentaire, mais d'une "nouvelle modalité d'enseignement", autrement dit une manière différente d'enseigner les disciplines traditionnelles. : ils
sont en effet pensés comme une manière pour le professeur de réaliser une partie de son
programme différemment, à travers un projet filé sur l’année qui s’intitule :

« PASSAGES DE TEMOINS : DE LA TRACE DES ACTEURS A LA TRACE DES ELEVES »

L'objectif de cet EPI est double :
- amener les élèves à construire un savoir à partir de l'étude de sources historiques et artistiques réalisées par des témoins des périodes travaillées (lettres, carnets, objets du quotidien, dessins, peintures, sculptures, photographies, témoignage vidéo,…).
Tout au long de l’EPI, une réflexion approfondie sera menée autour de la question du témoignage et de la mémoire. Ainsi nous serons amener à nous demander : pourquoi les différents acteurs des périodes étudiées témoignent-ils ? De quoi témoignent-ils ? Que peuvent faire les historiens de ces témoignages ? Quelle attitude doit-on avoir face à cette « trace » individuelle du passé ?

- puis restituer ce savoir à travers des réalisations artistiques mêlant des pratiques traditionnelles et les nouvelles technologies de l’information et de la communication.


Les parties du programme d’histoire que nous avons choisi de travailler concernent la Première Guerre mondiale, l’entre-deux- guerres dans un régime totalitaire (URSS de Staline ou régime nazi), la Seconde Guerre mondiale, la guerre d’Algérie et les conflits plus récents qui font l’actualité géopolitique depuis le début des années 1990. Cet EPI sera également l’occasion d’aborder certains thèmes d’EMC comme les libertés fondamentales telles que la liberté de penser, la liberté d’expression et la liberté de la presse.
Dans le cas de la Première Guerre mondiale, nous travaillerons spécifiquement sur les témoignages d’un combattant français, canadien (appartenant à l’empire britannique) et allemand ayant participé à la même bataille, la bataille de la Somme en 1916. A travers ces récits, nous découvrirons alors une guerre à hauteur d’homme, et nous prendrons la mesure de ce qu’a été, l’expérience des tranchées dans chacun des camps.
Puis nous travaillerons également sur l’expérience des civils durant cette guerre à travers des témoignages très différents, car livrés par une jeune fille de Carcassonne qui n’a jamais vu la guerre mais l’a ressentie et en a vécu les conséquences à l’arrière et par une institutrice de la région de Lille qui a vécu toute la guerre dans une zone proche des combat et sous occupation.

Le but de l’EPI étant de travailler simultanément l’Histoire et les Arts plastiques, nous mèneront un travail visant à retranscrire cette expérience guerrière à travers la photographie mêlant le portrait et les objets de la guerre détruits par celle-ci et par le temps.
De nombreux soldats ont choisi l’écriture pour témoigner de ce qu’a été leur guerre ; d’autres ont plutôt tenté de rendre compte de leur expérience par les arts. Nous travaillerons ainsi sur des œuvres réalisées pendant la guerre par des artistes qui l’ont vécu, et donc sur des œuvres appartenant à des courants artistiques différents. Ensuite nous travaillerons sur les témoignages de personnes ayant soutenu ou ayant été victimes des régimes totalitaires. Nous travaillerons alors sur plusieurs formes de témoignages en privilégiant tout de même l’écrit.

Puis nous mènerons une réflexion civique autour des libertés fondamentales bafouées dans les régimes totalitaires et qui nous semblent pourtant évidentes dans nos régimes démocratiques même si elles sont parfois fragilisées voire mise en danger par certains événements ou dans certains contexte.
Cette réflexion constituera alors une parfaite transition vers les Arts plastiques autour de l’élaboration d’affiches de propagande.


Le troisième temps de cet EPI concernera la Seconde Guerre mondiale et plus particulièrement la vie sous l’Occupation et la Shoah, nom que l’on donne au génocide perpétré par les Nazis et dont 6 millions de juifs ont été victimes.
Comme pour la Première Guerre mondiale, où nous aurons travaillé à partir de témoignages de personnes qui ont vécu et été acteur de la guerre, nous étudierons là encore des témoignages de personnes qui dans différents lieux (en France, au Pays-Bas, en Allemagne, en Pologne) ont vécu la vie en clandestinité pour fuir la répression nazie ou pour la combattre, ou qui ont vécu cette répression dans le cadre du STO ou en étant déportés dans des camps de concentration ou d’extermination.
Le lien avec les Arts plastiques se fera alors à travers l’imagination et la réalisation d’une installation.


Le quatrième volet de cet EPI sera alors consacré à la guerre d’Algérie et à la pluralité de ses mémoires encore vives et sources de tensions. En effet, nous verrons que les Indigènes (pour la plupart musulmans), les Européens (Français blancs venus s’installer et vivre en Algérie), les militaires français, les Harkis, les combattants actifs du FLN ont tous vécu cette guerre, mais aussi l’après-guerre différemment.
Nous tenterons alors de confronter ces mémoires, et les Arts plastiques interviendront dans le but de croiser et de réconcilier ces mémoires autour d’une sculpture qui intégrera les diverses expériences et mémoires de la guerre d’Algérie.

Enfin, la dernière partie de cet EPI sera consacrée à des témoignages beaucoup plus contemporains, car réalisés par des acteurs de conflits très récents tels que la guerre de Yougoslavie, le génocide rwandais dans les années 1990, ou encore des victimes du terrorisme ou des guerres livrées contre les pays « terroristes » au début des années 2000.
Ce dernier travail sera alors l’occasion de réfléchir sur les différents moyens que l’Homme possède aujourd’hui pour témoigner et sur la place, le rôle et l’importance qu’ont ces témoignages. En revanche, pour ce dernier volet, la retranscription et la pratique artistique demeure à définir.

Vous l’aurez donc compris, ce que nous ne ferons pas en cours, nous le ferons en EPI de manière différente, dans le cadre d’un projet que nous avons construit et auquel, nous l’espérons vivement, vous adhérerez. Il ne s’agira donc pas d’un cours classique où le professeur parle et délivre aux élèves un savoir, des connaissances, mais d’un travail autour d’un projet, où vous travaillerez en petits groupes, en ateliers.
Ce sera pour nous l’occasion d’évaluer des compétences précises et parfois également d’évaluer certains travaux par des notes chiffrées qui ensuite seront intégrées aux moyennes d’Histoire, d’EMC et d’Arts plastiques.

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